Fort de Manonviller
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Description
Situé entre Lunéville et Blâmont, à une quarantaine de kilomètres de Nancy, le Fort de Manonviller est une place forte qui eut un rôle prépondérant pendant la 1ère Guerre Mondiale en stoppant l'avancée allemande. Sans cette résistance, les allemands auraient pu facilement déferlé dans la trouée de Charmes et foncé sur Paris en traversant la Marne sans avoir à y livrer bataille. C'est un ouvrage à massif central parmi les plus puissants du système Séré de Rivières. Grâce au travail acharné de ses bénévoles, le site offre une visite passionnante à travers les différents locaux qui le compose. Vous en découvrirez les multiples facettes et vivrez les combats de l'intérieur grâce à d'authentiques objets et documents d'archives. Loin d'être abandonné, le Fort est reconnu refuge LPO et prend place dans un décor classé Natura 2000. Des visites guidées sont organisées pour tous d'avril à octobre le 4ième dimanche, et tous les jours sur demande (à partir de 8 personnes) au 06 22 37 73 02 ou au 06 88 07 22 94. Le fort de Manonviller est un fort d'arrêt complètement isolé, placé à environ 40 km de la ligne de la Moselle et de la trouée de Charmes qui s'étend du fort de Pont Saint Vincent à la place forte d'Epinal. Il est bâti sur une croupe étroite à 318 mètres d'altitude près du village de Manonviller à 12 km à vol d'oiseau de la gare frontière d'Igney-Avricourt et à la même distance de Lunéville. Son rôle principal est d'interdire le passage de la voie ferrée Strasbourg-Nancy, ce qui oblige l'ennemi à effectuer une dérivation très longue de 45 km de long par le canal de la Marne au Rhin, de Réchicourt à Dombasle. Il interdit aussi la route nationale 4 Paris-Strasbourg, la voie ferré Saint Dié-Lunéville et les différents chemins compris entre la forêt de Parroy au Nord et la forêt de Mondon au sud. Il doit aussi soutenir les troupes de campagne qui combattent dans le secteur. Un dispositif de mine dans les piles de pont de Marainviller complétait l'interdiction de la voie ferrée. Son emplacement à proximité de la frontière et son isolement feront rapidement polémique à chaque fois qu'il sera question d'améliorer l'ouvrage, pourtant peu de temps après sa construction (1879 - 1882), il reçoit une dépense peu commune pour l'installation de 2 tourelles Mougin modèle 1876, et il deviendra d'ailleurs après la crise de l'obus torpille l'un des ouvrages les plus modernisés.